{"id":1043,"date":"2014-10-20T14:35:58","date_gmt":"2014-10-20T12:35:58","guid":{"rendered":"http:\/\/evelyneguzy.be\/WordPress3\/?page_id=1043"},"modified":"2014-10-20T14:35:58","modified_gmt":"2014-10-20T12:35:58","slug":"kenan-gorgun-jhabite-un-pays-fantome-christine-van-acker-ici","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/evelyneguzy.be\/WordPress3\/?page_id=1043","title":{"rendered":"Kenan G\u00f6rg\u00fcn, J\u2019habite un pays fant\u00f4me &#038; Christine Van Acker, Ici"},"content":{"rendered":"<h1><strong>20\/10\/14 : Deux livres, sur le th\u00e8me d&rsquo;ici et d&rsquo;ailleurs<\/strong><\/h1>\n<p><strong><\/strong><strong>Couleur livres<\/strong> se veut un \u00e9diteur belge engag\u00e9 \u2013 comme on disait dans l\u2019apr\u00e8s Mai 68 \u2013,\u00a0 ax\u00e9 des pr\u00e9occupations de notre temps. Il publie notamment des essais sur des grandes questions de soci\u00e9t\u00e9 et des ouvrages de vulgarisation. La <strong>collection <em>Je<\/em><\/strong>, qu\u2019abrite cette maison d\u2019\u00e9dition, a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e par l\u2019\u00e9crivain et dramaturge belge Daniel Simon en janvier 2006. On y lit des r\u00e9cits de vie de personnes connues et moins connues, qui chacune nous apporte une vision ax\u00e9e sur leur exp\u00e9rience singuli\u00e8re. C\u2019est le cas de Kenan G\u00f6rg\u00fcn lorsqu\u2019il aborde le th\u00e8me de l\u2019immigration.<\/p>\n<h1><strong><img decoding=\"async\" class=\"alignleft\" title=\"Gorgun\" src=\"http:\/\/www.couleurlivres.be\/images\/pays-fantome-cover1-rvb.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" \/>Kenan G\u00f6rg\u00fcn,\u00a0<em>J\u2019habite un pays fant\u00f4me<\/em>, Couleur livres (Collection\u00a0<em>Je<\/em>). R\u00e9cit\u00a0<\/strong><\/h1>\n<p><strong><\/strong><strong>Kenan G\u00f6rg\u00fcn<\/strong> est un \u00e9crivain et sc\u00e9nariste belge d&rsquo;origine turque. Il a publi\u00e9 une dizaine de livres dont <em>Fosse commune<\/em>, un roman profond et perturbant, aux \u00e9ditions Fayard en 2007. Dans <strong><em>J\u2019habite un pays fant\u00f4me<\/em><\/strong>, il explore le sentiment d\u2019\u00e9tranget\u00e9 qui anime et d\u00e9prime, stimule et paralyse tous ceux qui sont venus d\u2019un ailleurs qui ne les a pas vus na\u00eetre. On les appelle commun\u00e9ment les immigr\u00e9s de la seconde g\u00e9n\u00e9ration. Si les parents de G\u00f6rg\u00fcn sont stambouliotes, ils lui ont donn\u00e9 le jour \u00e0 Gand et il poursuivi ses \u00e9tudes dans une \u00e9cole francophone de Bruxelles. Il vit actuellement entre les deux pays. Ce m\u00e9lange des origines lui a permis de planter ses racines dans \u00ab\u00a0une contr\u00e9e imaginaire n\u00e9e de la d\u00e9possession\u00a0\u00bb. Dans un texte dense et bref soutenu par une \u00e9criture po\u00e9tique, il nous livre une r\u00e9flexion intime, quasi m\u00e9taphysique, sur l\u2019exil et, au-del\u00e0, notre place dans le monde. L\u2019errance sans fin de celui qui est \u00e9tranger \u00e0 lui-m\u00eame r\u00e9sonne, comme en \u00e9cho, aux soubresauts de peuples de plus en plus \u00e9trangers \u00e0 leurs racines, vivant sous le sceau de la mondialisation.<\/p>\n<h1><strong><img decoding=\"async\" class=\"alignleft\" title=\"van acker\" src=\"http:\/\/i-exc.ccm2.net\/iex\/500\/2144366649\/820299.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" \/>Christine Van Acker,\u00a0<em>Ici<\/em>, Le Dilettante. R\u00e9cit<\/strong><\/h1>\n<p><strong>Christine Van Acker<\/strong> aborde le th\u00e8me de l\u2019ici et de l\u2019ailleurs sous un mode anecdotique, nous offrant quelques perles ironiques du quotidien. Auteur de documentaires et fictions radiophoniques, cette fille de bateliers accoste d\u2019abord dans la capitale, puis s\u2019installe dans un lieu qu\u2019elle appellera <strong><em>Ici<\/em><\/strong>, titre qu\u2019elle donne \u00e0 son livre. Ici est situ\u00e9 en Gaume, c\u2019est tout ce que nous en savons. Et l\u2019ennui inh\u00e9rent aux plaisirs campagnards y est tel qu\u2019elle se met \u00e0 \u00e9crire. On d\u00e9couvre alors que le sentiment du temps sans fin ne se r\u00e9v\u00e8le pas n\u00e9cessairement n\u00e9faste. Il permet de sonder chaque affect, chaque geste du quotidien et de d\u00e9coder les rites sociaux qui impr\u00e8gnent ce bout du monde \u00e0 200 kilom\u00e8tres de la capitale.<\/p>\n<p>Dans un style d\u00e9licat et plein d\u2019humour, une \u00e9criture subtile et incisive, Christine Van Acker d\u00e9ploie en touches impressionnistes ses r\u00e9flexions et anecdotes. On la voit commander en ligne des v\u00eatements qu\u2019elle ne mettra jamais ou r\u00e9pondre patiemment aux questions de ses amis citadins qui s\u2019\u00e9tonnent de la possibilit\u00e9 d\u2019un \u00ab\u00a0quotidien bouseux\u00a0\u00bb. La campagne, lieu de l\u2019attente et de l\u2019observation, du retrait de soi et de la m\u00e9ditation serait-elle un endroit privil\u00e9gi\u00e9 pour percevoir l\u2019univers, les autres et soi-m\u00eame de l\u2019int\u00e9rieur\u00a0?<\/p>\n<p>La semaine prochaine, c&rsquo;est Marc Hermant qui tiendra la chronique litt\u00e9raire. Je lui ai confi\u00e9 quatre livres publi\u00e9s par Onlit, cet \u00e9diteur belge sp\u00e9cialis\u00e9 dans le num\u00e9rique qui ne n\u00e9glige pas le papier. Il a choisi celui de V\u00e9ronique Depr\u00eatre , <em>D\u00e9rapages<\/em>. Plus que sept fois dormir&#8230;<\/p>\n<p>Ecouter la chronique :\u00a0<a href=\"http:\/\/evelyneguzy.be\/WordPress3\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/Melting-Pot-201014.mp3\">Melting Pot 201014<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>20\/10\/14 : Deux livres, sur le th\u00e8me d&rsquo;ici et d&rsquo;ailleurs Couleur livres se veut un \u00e9diteur belge engag\u00e9 \u2013 comme on disait dans l\u2019apr\u00e8s Mai 68 \u2013,\u00a0 ax\u00e9 des pr\u00e9occupations de notre temps. 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